Terrasses chauffées : Vers un report de l’interdiction en avril 2022 ?

En juillet dernier, Barbara Pompili, Ministre de la Transition Ecologique, l’annonçait : « Nous allons interdire le chauffage extérieur sur l’espace public, les terrasses ».  Selon la Ministre, les chauffe-terrasses seraient nocifs pour l’environnement. Une interdiction qui devait prendre effet dès ce printemps 2021. Toutefois, ce lundi, les députés se sont réunis pour examiner le projet de loi climat, ceux-ci ont repoussé l’interdiction pour avril 2022, compte tenu de la crise sanitaire.

Chauffe-terrasses nocifs pour l’environnement

Les chauffe-terrasses auraient un effet nocif sur la production d’effet de serre et de gaz en France. Pour l’ancien maire de Paris issu du parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jacques Boutault, c’est aussi nocif qu’un SUV. Il affirme : « Une seule terrasse chauffée de 12m² émet autant de Co2 qu’un 4×4 de type SUV qui roulerait 350 kilomètres chaque jour ».

Évoluant dans une société de plus en plus soucieuse de l’écologie, de l’environnement et du climat, les terrasses chauffées sont une « aberration écologique » pour le cabinet de la Ministre de l’Écologie. Certaines villes de France ont d’ailleurs déjà pris la décision d’interdire les chauffe-terrasses avant même que l’interdiction ne soit actée par l’Etat, comme à Rennes.

Limiter l’impact de la crise sanitaire sur les bars – restaurants

L’interdiction généralisée des terrasses chauffées devait prendre effet dès ce printemps. Toutefois, avec la crise sanitaire actuelle, les députés ont préféré revenir sur leur décision avec un report de l’interdiction pour avril 2022.

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Comme le rappelle certains écologistes, dont Delphine Batho, l’interdiction des chauffe-terrasses ne vont pas empêcher les clients de se ruer dans les restaurants et bars, dès leur ouverture. Cela reste un « non-sens absolu pour l’environnement » déclare Emmanuelle Wargon.

Pour Mickaël Nogal (LREM), co-rapporteur du projet de la loi climat, la décision est prise. Il est préférable d’offrir un avenir plus confortable pour les restaurants et cafés, une fois leur réouverture. Il a donc demandé un « délai supplémentaire ».

Les municipalités ont néanmoins la possibilité de faire le choix d’interdire localement les chauffe-terrasses.

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