HORECA : Quel est le secteur le plus touché par la crise ?

Tous les secteurs de l’Horeca souffrent en raison de leur fermeture depuis de nombreux mois. Mais dans la gestion de la crise sanitaire, il y a bien un secteur qui a été oublié, c’est celui de l’hôtellerie. Celui-ci n’a jamais du fermer ses portes durant les confinements, mais les hôtels n’ont jamais été aussi vides qu’en cette pandémie mondiale.

Un secteur qui n’a jamais fermé ses portes

Comme le rappelait déjà Yves Fonck en octobre dernier dans le Vif, patron de la Brussels Hotels Association (BHA), dans « HORECA », il y a le « HO » qui regroupe tout le secteur hôtelier. Ce secteur semble avoir été oublié par le gouvernement puisqu’il n’a jamais fermé ses portes. Selon Statbel relayé par l’Echo, les hôtels ont engendré une perte du chiffre d’affaires de plus de 55 % en 2020, contre 30 à 40% pour les restaurants et bars-cafés.

La raison s’expliquerait par le manque de touristes qui font principalement vivre le secteur. Rodolphe Van Weyenbergh, secrétaire général de la BHA, l’affirme : « On a tous nos habitudes dans un café, notre restaurant préféré, ce qui est très positif. Alors que notre hôtel favori se trouve le plus souvent à l’étranger ». La région la plus touchée est Bruxelles en raison d’une grosse majorité de clients internationaux.

Retour des clients pour les hôtels
Bruxelles attend avec impatience sa clientèle internationale © Adobe Stock

Peu d’aides délivrées

L’hôtellerie dépend avant tout du tourisme internationale. Par conséquent, les coûts fixes sont élevés alors que les hôtels sont tous pratiquement vides. Parmi ces charges, il faut notamment calculer le coût de l’entretien des chambres, du gardiennage, mais aussi des techniciens. Parmi les employés en chômage temporaire, il faut aussi calculer les frais cachés comme les primes ou encore les vacances annuelles. Un calcul qui peut vite atteindre les 100.000€ par mois, hors loyer, rappelle Rodolphe Van Weyenbergh.

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Ces données ne sont pas toujours connues du monde politique et médiatique. Pour Yves Fonck, certains hôtels ouverts engrangent plus de perte que les établissements fermés. Il affirme : « L’obligation de fermeture n’est pas un critère pertinent pour la délivrance d’aides. Dans certains groupes, on constate d’ailleurs que les chiffres sont pires pour un établissement ouvert qu’un établissement fermé, en raison des coûts fixes. Certains restaurants fermés ont pu recevoir des aides tout en faisant des plats à emporter. Le seul critère qui a du sens, c’est la baisse du chiffre d’affaires ».

Le secteur espère retrouver sa clientèle internationale dès l’été 2022 avec une campagne de vaccination bien entamée. En attendant, Bruxelles réfléchit à des stratégies permettant de rendre la ville singulière et plus attractive.

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