Covid-19 : Ces grandes chaines de restauration au bord de la faillite

Bien implantées dans le pays, ces grandes chaines de restauration en libre-service subissent de plein fouet la crise sanitaire. L’une vient d’annoncer l’ouverture d’une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce à Lille, l’autre se place en redressement judiciaire.

1.300 emplois menacés et plan d’urgence activé

Ce 27 janvier, l’enseigne Flunch annonçait son plan d’urgence dans un communiqué de presse. La direction affirme : « Afin de faire face aux difficultés majeures liées à la crise sanitaire (…) la première chaîne libre-service de restauration française se voit contrainte de déployer un plan d’urgence ».

Hors covid, Flunch accueillait plus de 55 millions de clients par an dans ses 227 établissements. L’enseigne était devenue une véritable institution en France, mais avec la fermeture des restaurants, le chiffre d’affaire avait chuté de 57%.

Pour limiter la crise, la chaine de restauration a demandé à être placée en procédure de sauvegarde. Le tribunal de commerce à Lille (le siège social est à Villeneuve-d’Ascq) devrait accorder à l’enseigne un plan de relance et une mise sous protection. Toutefois, une soixantaine d’établissements sont menacés sur les 227, dont 1.300 salariés concernés.

Le but de ce plan d’urgence est de mieux répondre aux attentes des consommateurs, mais aussi de relancer certains restaurants (les mieux placés et les moins endettés) afin de mieux servir les clients.

Flunch
L’enseigne Flunch avec ses 227 établissements en France © LP/Maya Elboudrari

Redressement judiciaire pour mettre le réseau en sécurité

Même son de cloche pour la chaine en libre-service belge Exki. L’enseigne subit, elle aussi, les conséquences de la fermeture des restaurants à cause de la crise sanitaire.

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Présente dans plus de 105 restaurants, dont 42 en France, l’enseigne healthy avait pourtant annoncé de belles ambitions. En octobre dernier, elle annonçait la recapitalisation suite au départ de Nicolas Steisel, cofondateur. Pourtant aujourd’hui, les choses sont différentes. Frédéric Rouvez, PDG-actionnaire a décidé de placer sa filiale française en sécurité. Il annonçait, ce jeudi 28 janvier, une procédure de redressement judiciaire.

Pour David Esseryk, directeur marketing, digital et innovation du groupe Exki, cette décision est nécessaire. Il affirme : « Alors que l’on nous prive de notre outil de travail, cette démarche est une façon de protéger nos salariés et de forcer nos bailleurs à examiner la situation et à négocier. Nous demandons à avoir un peu d’oxygène ».

En attendant, la chaine reste active dans d’autres projets, notamment dans le digital. Elle a lancé récemment Exki@Work et Exki@Catering, livraison de produits à partir de son point de production, en collaboration avec Deliveroo.

Crédit Photo : ©Exki