Covid-19 : Ce secteur de la restauration oublié de la crise

La crise du covid-19 a impacté bons nombres de secteurs, notamment celui de la restauration CHR. Selon l’INSEE, Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, la restauration collective a été plus touchée par l’impact de la crise sanitaire. En 2020, ce secteur a eu une perte de 40% de chiffre d’affaires, activité déjà fragilisée avant la pandémie.

Une rentabilité, déjà au plus bas, avant la crise

La restauration collective était déjà fragilisée économiquement, la crise du covid-19 a enfoncé ce secteur. Selon l’étude menée par l’INSEE, ce secteur a subi de plein fouet la crise financière de 2009. Pour les « entreprises et administrations », la baisse de fréquentation liée à la crise a eu pour conséquence la fermeture de sites et la perte d’emplois entre 2008 et 2009. Le ticket moyen d’un repas par salarié a lui aussi diminué. La baisse de l’activité est également due aux nouvelles attentes alimentaires des consommateurs.

Quant aux cantines scolaires, elles ont subi la pression sur les prix des repas. Pression exercée par les parents et les collectivités publiques. Seul le secteur de la santé n’a pas été impacté par la crise financière avec l’essor des maisons de retraite et Ehpad.

De 2010 à 2019, la croissance de la restauration collective a ralenti : + 0.6%. Alors que le secteur avait engendré une croissance de 2.5% de 2005 à 2010. A titre de comparaison, la restauration commerciale enregistrait une croissance de +3.4% chaque année avant la crise du covid-19.

Une baisse de fréquentation depuis le confinement

Durant le premier confinement, la restauration collective n’a pas été soumise à des contraintes administratives, contrairement à la restauration commerciale. Ce secteur a donc « moins » souffert que son homologue. Toutefois, entre la fermeture des écoles, de certaines entreprises et la mise en place du télétravail, la restauration collective a essuyé de grosse perte en fréquentation. Encore une fois, seul le secteur de la santé a été épargné.

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Cette baisse de fréquentation s’est accentuée lors du déconfinement en été 2020. Entre les écoles fermées pour cause de vacances, le maintien du télétravail et le respect des mesures sanitaires en entreprises, ces raisons ont eu un impact considérable sur le secteur. La réouverture des écoles en septembre n’a d’ailleurs pas permis de relancer l’activité.

Seul point positif : le taux de rentabilité économique qui reste élevé (16% contre 12% pour la restauration commerciale). Cette raison, souligne l’INSEE, est due à « la disponibilité d’une trésorerie abondante ». Cela permet de « dégager un besoin en fonds de roulement négatif » dû à son mode de règlement.

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