Restauration-hôtellerie : Augmentation salariale, pénibilité, 13ème mois, vers une valorisation du secteur ?

Le secteur CHR a été particulièrement malmené durant la crise sanitaire, notamment avec des fermetures prolongées. Réveillés par la pandémie, les salariés regorgent de nouvelles propositions pour rendre leur métier plus attractif et moins contraignant.

Les salariés réveillés après la crise covid

Salaires, 13ème mois, temps de travail « coupure » ou encore convention collective, les salariés ne manquent pas d’idées pour rendre leur métier moins pénible et plus attractif. Alors que les syndicats CFDT et la CFE-CGC s’inquiétaient déjà du manque de personnel, le constat est sans appel. La pandémie a accélérée la pénurie de main d’œuvre, avec notamment des étudiants de 15 à 17 ans qui remplacent des salariés.

Pour revaloriser le secteur et contrer le manque d’effectifs, Arnaud Chemain, de la CGT Services propose  une augmentation de 10% des salaires avec un 13ème mois. Nabil Azzouz de FO milite, quant à lui, pour la généralisation d’une prime coupure. Il propose également d’accorder aux salariés un ou deux dimanches « off ». Pour Cécile Mkavavo, présidente de la CFE-CGC HCR, il faut aussi permettre aux salariés d’avoir du temps pour eux en réorganisant mieux le temps de travail.

Des discussions entre les syndicats majoritaires ont d’ailleurs commencées depuis mercredi dernier. Ils ont notamment fait la demande officielle au ministère du Travail pour organiser une commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation. Des négociations qui s’annoncent d’ailleurs compliquées.

Concertation compliquée entre les syndicats

La CFDT espère dépoussiérer les deux derniers échelons de la convention collective de 1997, sous le SMIC depuis 2018, avec notamment des professions qui n’existent plus, comme celles des cafetiers. Stéphanie Dayan, secrétaire national CFDT Services rappelle : « On revendique un écart significatif entre les différents échelons car il y a actuellement un ou deux centimes d’écart en bas de la grille, une augmentation globale d’à peu près 5% ».

Elisabeth Borne, ministre du Travail avait d’ailleurs dénoncé à France Inter que certaines rémunérations n’étaient pas à la hauteur, comme le secteur de la restauration-hôtellerie. Un secteur qui été largement aidé durant la crise covid et qui, à présent, n’arrive plus à recruter. La ministre les a d’ailleurs invité à se « remettre en question » et qu’elle attendait des nouvelles propositions. Même si Didier Chenet, président du GNI, s’est dit « choqué » par ses propos, il va néanmoins apporter des propositions d’ici la fin octobre.

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Des négociations qui s’annoncent compliquées, mais qui vont néanmoins dans le sens des salariés du secteur CHR.